Vous avez un projet d’installation ou de rénovation ? Le chauffage électrique a de nombreux avantages non négligeables...
L’installation est simple et peu coûteuse (pas de chaudière ni de conduit). L’utilisation comme l’entretien sont particulièrement faciles.
Les différentes technologies (rayonnants, inertie…) ont rendu les appareils plus performants et moins gourmands. De nombreux labels vous garantissent sécurité et régularité de la chaleur.
Le design des produits s’est beaucoup amélioré. Ils sont aujourd’hui de véritables éléments de décoration de votre intérieur.
Enfin, une bonne isolation thermique, associée à un appareil de régulation, vous permettra d’optimiser au maximum votre consommation d’énergie.
Le principe : la puissance des radiateurs dépend du type d’habitation, du niveau de température extérieure et du volume de la pièce à chauffer.
Etape 1 : Déterminez le nombre de watts/m3 nécessaires.
Pour cela, 2 paramètres entrent en ligne de compte :
• votre type d’habitation (appartement ou maison),
• le niveau de température extérieure moyen rencontré dans votre région, en hiver.
Etape 2 : Calculez le volume de vos pièces :
Volume (en m3) = superficie (en m²) x hauteur (en m)
Etape 3 : Évaluez le nombre de watts nécessaires :
Multipliez le volume de votre pièce par le nombre de W/m3 nécessaire en hiver :
Nombre de watts = volume x W/m3
Exemples :
Dans un appartement d’une région douce (hiver à 0°C), pour une chambre de 15 m² avec 2,50 m de hauteur sous plafond : 28 W/m3 x 15 m² x 2,50 m = 1050 W requis.
Dans un chalet d’une région froide (hiver à - 20°C), pour un salon de 30 m² avec 2,50 m de hauteur sous plafond : 52 W/m3 x 30 m² x 2,50 m = 3900 W requis.
2. Où installer son radiateur ?
Dans une pièce à vivre (séjour, chambre,…) :
Un radiateur électrique peut être placé sur une cloison, mais il est préférable de privilégier un mur en contact avec l’extérieur (sous une fenêtre ou à proximité d’une porte-fenêtre), afin d’atténuer la sensation de paroi froide.
Certains appareils ayant un poids supérieur à 50 kg, utilisez toujours des fixations adaptées à votre type de mur (béton, brique, cloison, plâtre…)
Fixez également tous vos radiateurs à une hauteur de 15 cm minimum, pour faciliter la convection (la circulation de l’air).
Respecter les distances entre meubles et radiateurs :
Dans la salle de bains :
L’eau et l’électricité ne faisant pas bon ménage, il faut respecter quelques règles de sécurité simples et précises. La norme NF C15-100divise la salle d’eau en 3 zones :
(source : www.promotelec.com)
• Tous les circuits électriques doivent êtreprotégés contre les défauts d’isolement par un ou plusieurs dispositifs différentiels à haute sensibilité(DRH530 mA), évitant ainsi tout risque d’électrocution.
• Aucun appareil électrique dans les volumes 0 et 1, (baignoire et bac à douche) et jusqu’à une hauteur de 2,25 m, à partir du fond de ces deux éléments.
• Dans les volumes 2 et 3, n’installez que les appareils de chauffage présentant les logos :
CLASSE II : appareil à double isolation
Protection contre l’eau (IPx1, IPx4, IPx7)
Dans le volume 2, les appareils ne doivent pas être accessibles depuis la baignoire ou le bac à douche.
• Les autres équipements électriques doivent être raccordés à la terre.
Les conseils d’Arnaud : faites des économies avec le Diagnostic de Performance Energétique (DPE)
La Réglementation Thermique 2005, en vigueur depuis novembre 2007, fixe de nouvelles règles afin d’améliorer de 15 % au moins la performance énergique des bâtiments neufs et encadre également les travaux que les particuliers entreprennent dans leur logement. Elle n’oblige pas à les réaliser mais fixe des performances à respecter :
• Pour diminuer les besoins en énergie (isolation),
• Pour s’équiper en chauffage et système de ventilation plus efficaces,
• Pour utiliser des énergies renouvelables.
Quelles conséquences -> Mise en place du diagnostic de performance énergétique (DPE) :
Ce diagnostic est obligatoire pour toute vente, location ou construction neuve depuis novembre 2007. Il doit être réalisé par un professionnel certifié et comporte les informations sur la consommation d’énergie du bâtiment, le recours aux énergies renouvelables et les émissions de gaz à effet de serre restituées sous forme de classification de A à G (A correspondant à la meilleure performance, voir schémas ci-dessous).
Par ailleurs, le rapport propose des recommandations pour améliorer le bilan énergétique. Ces travaux auront pour effet d’améliorer votre confort tout en diminuant vos charges. À terme, la réglementation thermique devrait permettre d’éliminer les produits aux performances insuffisantes.
Exemple d’étiquette pour visualiser
la consommation d’énergie
Exemple d’étiquette pour visualiser l’impact
des consommations sur l’effet de serre
3. Les normes et les labels
Garantit que l’appareil respecte les directives communautaires européennes de sécurité (directive basse tension - dbt) et de compatibilité électromagnétique (CEM). Destiné aux services de contrôle du marché, ce n’est pas un label de qualité adressé aux consommateurs.
Le marquage NF pour les appareils électriques garantit que le produit est conforme aux normes de sécurité et aux objectifs de performance définis selon le type de produit concerné.
Il se décline en plusieurs niveaux : NF Électricité, NF Performance & NF Catégorie C. Pour les radiateurs électriques, ce dernier correspond au plus haut niveau d’exigence.
L'indice IP indique le degré de protection de l'appareil contre la pénétration des corps solides (1er chiffre) et contre la pénétration de l'eau (2ème chiffre). Il existe 7 niveaux de protection contre les corps solides (de 0 : sans protection, à 6 : totalement protégé) et 9 niveaux contre l'eau (de 0 : sans protection, à 8 : protégé contre les immersions prolongées).
Par exemple :
IP x1 : protégé contre les chutes verticales de gouttes d’eau.
IP x4 : protégé contre les projections d’eau.
IP x7 : protégé contre les effets d’immersion.
Appareil qui participe à l’obtention du Label Promotelec (« Confort Electrique » dans le neuf et « Habitat Existant » dans la rénovation) : confort et sécurité, tout en assurant la maîtrise du coût d’exploitation du chauffage.
Garantie de la douceur et de la régularité de la chaleur, grâce à une isolation renforcée, un chauffage de qualité, une gestion optimale de l’énergie, des conseils d’utilisation de l’installation et un confort électrique garanti par le label Promotélec Confort Electrique.
Classe II : appareil à double isolation ne devant pas être raccordé au fil de terre (fil vert/jaune).
Le principe : L’air froid de la pièce est aspiré par le bas de l’appareil. Il se réchauffe au contact de la résistance avant d’être diffusé par le haut. Le fonctionnement est commandé par un thermostat électronique ou mécanique. La chaleur est diffusée par la circulation de l’air.
Avantages
Inconvénients
• Achat économique
• Montée en température rapide
• Pose simple
• Chute du taux d’hygrométrie : dessèche l’atmosphère
• Carbonisation des poussières sur la résistance : noircit les murs
• Répartition inégale de la chaleur
• Pas d’inertie : quand le thermostat coupe le radiateur, la température chute
(Photo : convecteurs gamme Junior Concorde)
2. Les rayonnants
Le principe : Une résistance électrique, intégrée à la surface d’une plaque d’aluminium, chauffe à la fois les parois et l’air qui circule dans la pièce. La température est plus homogène et la sensation de chaleur est plus agréable qu’avec des convecteurs. Le fonctionnement est commandé par un thermostat électronique ou mécanique.La chaleur est diffusée par rayonnement.
Avantages
Inconvénients
• Montée en température rapide
• N’assèche pas l’atmosphère de la pièce
• Pose simple
• Modèles esthétiques
• Taille plus importante à puissance égale que les radiateurs à inertie
• Pas d’inertie : quand le thermostat coupe le radiateur, la température chute.
(Photo : rayonnant Gédusor de Concorde – réf. 455400)
3. L’inertie
Le principe : Un corps de chauffe permet de restituer de la chaleur après arrêt de l’alimentation électrique, par effet de thermostat. L’objectif est de limiter les appels de courant électrique (enclenchement de l’appareil dès que la température ambiante baisse en dessous de la température de consigne initialement réglée) et donc de limiter la consommation d’énergie. Par niveau de capacité d’inertie, il existe : les radiateurs à fluide caloporteur, les radiateurs à résistance sèche ou briques réfractaires, les radiateurs à chaleur douce.
Avantages
Inconvénients
• Confort comparable au chauffage central
• Excellente répartition de la chaleur dans les pièces
• Économique à l’installation
• Point chaud permanent : quand le thermostat coupe le radiateur, celui-ci reste chaud grâce à son inertie
• Ne dessèche pas l’atmosphère
• Pose simple
• Montée en température plus lente, hormis les appareils dotés d’un film chauffant en façade.
Dans le radiateur, la résistance chauffe un fluide caloporteur qui diffuse la chaleur dans l’appareil et procure un confort constant sans variation, proche de celui du chauffage central.
Résistance sèche ou briques réfractaires :
La résistance est située dans un bloc massif qui accumule la chaleur et la restitue pendant une longue durée.
Chaleur douce :
Le principe : deux éléments chauffants :
1. Film chauffant fonctionnant du premier au dernier jour de chauffage, apportant la sensation de chaleur directe et immédiate du rayonnement, et assurant l’indispensable point chaud constant dans la pièce.
2. Bloc de fonte fournissant le complément de chaleur au cœur de l’hiver et assurant confort et économie d’énergie grâce à son fort pouvoir d’inertie.
Les conseils d’Arnaud : entretenir son chauffage
Le chauffage électrique demande peu d’entretien :
- Pour éviter que vos murs ne jaunissent, voire noircissent au dessus des convecteurs, et supprimer les “odeurs de chaud” (poussières qui brûlent), nettoyez régulièrement les grilles avec un plumeau. Pensez également au nettoyage des bouches d’aération pour que l’air circule en permanence dans le radiateur.
- Si votre appareil est sale, utilisez du produit pour vitres mais surtout pas de produits solvants.
- Si vous devez vous absenter de façon prolongée, il est conseillé de mettre le thermostat en position hors-gel.
La régulation permet de régler la température de vos pièces par appareil ou par zone (pièces à vivre, pièce de nuit) au moyen de thermostats, de programmateurs ou de cassettes de programmation.
Résultats : une chaleur constante sans variation de température et 20 à 25 % d’économies d’énergie à la clé.
1. La régulation du radiateur électrique
Le principe : le radiateur va se mettre en marche ou se couper automatiquement lorsque la température de la pièce est inférieure ou supérieure à plus ou moins 2°C, à celle que vous avez indiquée sur le thermostat.
Il existe deux types de régulation :
• la régulation mécanique : permet d’obtenir une précision à plus ou moins 2°C.
• la régulation électronique : permet d’obtenir une précision à plus ou moins 0,1°C. Il existe différents types de régulation électronique :
- 2 ordres : marche et arrêt
- 4 ordres : confort, éco, hors gel et arrêt
- 6 ordres : confort, confort – 1°C, confort – 2°C, éco, hors gel et arrêt
La fonction thermostat : le thermostat vise à maintenir la température d’un logement à une valeur constante, en évitant les variations importantes de température.
2. La programmation
Le principe : une régulation cohérente et adaptée à votre rythme de vie (température plus élevée quand vous êtes chez vous et réduite quand vous êtes au travail ou pendant la nuit) vous offre plus de confort et peut vous permettre de baisser de 20 à 25 % votre consommation d’énergie.
Avec la fonction programmation, vous programmez votre chauffage selon votre rythme de vie pour chaque jour de la semaine :
- Position confort : en votre présence, la température de référence est celle du thermostat.
- Position éco : en votre absence, la température peut être abaissée de quelques degrés à la demande.
Les cassettes de programmation :
Très simples d’installation, il suffit d’insérer la cassette de programmation dans le radiateur pour pouvoir le programmer. Si les radiateurs sont reliés par fil pilote, une seule cassette peut tous les piloter.
(Photo : cassette de programmation Sauter – réf. 247314)
Le programmateur filaire :
Le programmateur placé en ambiance est relié aux fils pilotes. Il agit directement sur les thermostats des radiateurs des différentes pièces de votre habitation. Le programmateur choisit l’allure en fonction des réglages et du programme personnalisé en cours.
Composé d’un programmateur (émetteur) et de récepteurs reliés par fil pilote aux radiateurs à commander. Le programmateur choisit l’allure en cours en fonction des réglages et du programme personnalisé, et envoie les ordres aux récepteurs par onde radio.
(Photo : programmateur Deltia 6.13 - réf. 456879)
Nouveauté : suivant le modèle vous pouvez maintenant réguler votre pompe à chaleur de type planché hydraulique chauffant et rafraîchissant. Une régulation peut vous permettre de baisser de 10 à 15 % la consommation d’énergie de votre pompe à chaleur.
Les conseils d’Arnaud : Confort et économie
Il ne faut pas abaisser la température ambiante de plus de 3 à 4 °C. L’effort de remise en température serait trop important, ce qui entraînerait une consommation excessive.
Les températures préconisées : 19° dans les pièces à vivre et 16° dans les chambres suffisent. 1° de température en moins représente 7 % d’économie sur votre facture de chauffage. (Source : EDF)
Les appareils de chauffage d’appoint fixes ou mobiles viennent en complément de l’installation générale de votre habitation. Ils peuvent notamment servir avant et après la saison hivernale, de façon ponctuelle.
Efficaces, ils vous apportent une sensation de chaleur immédiate.
1. Les chauffages d’appoint électriques
Les convecteurs :
Montée en température rapide, thermostats performants, mais impression d’air sec.
Économiques, ils sont surtout efficaces dans des pièces de petite ou moyenne taille.
(Photo : convecteur Vectissimo – réf. 536176)
Les rayonnants :
Montée en température rapide. Chaleur agréable et homogène grâce à sa diffusion par la surface frontale du radiateur. Esthétiques, ils ne dessèchent pas l’air.
(Photo : rayonnant mobile PR3M titane – réf. 453792)
Les bains d’huile :
Montée en température plus lente, diffusion de chaleur homogène, régulière, durable (même après arrêt) ; ne dessèchent pas l’air.
(Photo : Radiateur Compactis Calor – réf. 536175)
Les soufflants :
Il en existe 2 types : « à ventilation » ou « céramique ».
La chaleur émise par les modèles céramique est plus agréable et durable. Compacts et légers, ils se déplacent facilement. Il existe des modèles spécifiques pour salle de bains (classe II).
Des tubes en quartz associés à un réflecteur en aluminium diffusent la chaleur.
Idéal pour chauffer des zones ciblées. Ce dispositif est à poser en hauteur pour éviter les brûlures.
(Photo : réglette infrarouge – réf. : 477776)
Les cheminées électriques :
Décoratives, elles reproduisent fidèlement l’effet « feu de cheminée » et peuvent servir de complément de chauffage.
(Photo : cheminée DPC020 – réf. 536201)
Tous ces produits permettent une montée rapide en température et sont particulièrement économiques à l’achat.
En revanche, ils ne remplacent pas un chauffage fixe et ne sont qu’un complément de chauffage.
Les conseils d’Arnaud : utiliser les chauffages électriques d’appoint en toute sécurité
Pour votre sécurité dans la salle de bains, choisissez un soufflant spécifique prévu pour cette pièce (classe II ).
Les règles d’installation :
- Lisez attentivement la notice d’utilisation, d’installation et d’entretien de l’appareil que vous venez d’acquérir.
- Veillez également à ne jamais l’installer à proximité des rideaux ou autres supports facilement inflammables, ni dans un courant d’air qui fausserait la régulation du thermostat.
2. Les poêles à gaz
Non toxiques et non polluants, ils produisent unechaleur douce et possèdent un haut pouvoir calorifique. Économiques et performants, leur esthétique s’est améliorée. Il existe 3 technologies :
• Infrarouge : le butane se consume à la surface d’une briquette en céramique réfractaire, ce qui permet de chauffer rapidement une pièce en créant une ambiance conviviale.
• Catalyse : grâce à la grande surface de son panneau catalytique en fibres de céramique, il produit une chaleur conviviale, douce et reposante. Il fonctionne par combustion de gaz (sans flamme) et diffuse, en toute sécurité, une chaleur constante.
• Infrableu : la combustion du butane se fait par un brûleur métallique percé d’une multitude de trous.
3. Les poêles à pétrole
Les poêles à pétrole ont l’avantage d’être économiques, modernes, faciles à installer et à utiliser et vous apportent une chaleur immédiate et agréable. Aujourd’hui, tous les appareils sont équipés d’un détecteur de CO2 qui coupe l’appareil avant que la teneur en CO2 n’atteigne 0,8 % (+/- 0,2 %) !
Il existe différentes technologies :
• Les poêles à pétrole à mèche :
- flux laminaire : le pétrole monte par capillarité dans le brûleur grâce à la mèche, où il est consumé et porte la chambre de combustion à 800°C. Ce type de brûleur produit principalement de la chaleur par rayonnement (70% de rayonnement, 30% de convection).
- brûleur à flamme : durant la combustion, un apport d’oxygène dans la partie supérieure du brûleur permet d’obtenir une combustion presque complète ( 1200°). Ce type de brûleur produit un rayonnement de 30 % et une convection de 70 %. Grâce au brûleur à flamme, la chaleur se propage dans la pièce de manière uniforme sur toute la surface. Comparé au flux laminaire, le brûleur à flamme permet de chauffer une même superficie avec moins de puissance et de faire des économies (10 % par rapport à un flux laminaire).
Économiques à l'achat, l’allumage et l’arrêt de ces appareils se font manuellement. Permettant une montée rapide en température, ils sont à privilégier pour une utilisation occasionnelle. Ils ont l’avantage d’être autonomes : leur installation ne nécessite pas de conduit de cheminée.
(Photo : Poêle Zibro R18E – réf. 435785)
• Les poêles à pétrole électroniques :
Ils combinent 2 technologies complémentaires :
- le brûleur à injection, pour une régulation complète du fonctionnement du poêle. Une pompe située dans le réservoir aspire le combustible qui est ensuite injecté dans la chambre de combustion où il est réparti sur le tamis.
- l’air pulsé, qui permet de chauffer la pièce rapidement et de consommer peu de pétrole, en brassant continuellement l’air de la pièce et en répartissant la chaleur générée par le poêle. Le rendement est de 100%. L’allumage, l’arrêt et le réglage de la température de ces appareils sont électroniques et certains appareils peuvent être programmés. Ils ont une grande puissance de chauffe (de 3000 à plus de 6000 W). De plus, les parois de l’appareil restent froides pour un maximum de sécurité. L’émanation de CO2 est plus faible que sur les appareils à mèche.
(Photo : poêle Zibro SRE 235E - réf. 536204)
Les conseils d’Arnaud : lexique des caractéristiques des poêles à pétrole
- Système “Fuzzy logic” : permet d’obtenir une température programmée à une heure précise.
- Fonction timer : réglage de la température et déclenchement de l’appareil jusqu’à 24 h à l’avance.
- Week-timer (programmation hebdomadaire) : permet de programmer votre appareil pour une semaine.
- Mode Save : coupe l’appareil lorsque la température dépasse celle programmée de 3°C, et le rallume quand elle lui est inférieure de 1°C.
- Mode Booster : permet à l’appareil de délivrer 10 % de puissance supplémentaire, si la température programmée est supérieure à la température ambiante de 5°C.
- Système anti-odeur : évite la stagnation du combustible au moment de l’arrêt de l’appareil.
- Détecteur de CO2 : il stoppe l’appareil dès que la teneur en CO2 atteint 0,8 % (+/- 0,2 %). Certains modèles sont équipés d’un système de visualisation qui indique la qualité de l’air de votre pièce.
Le climatiseur fixe est composé de deux unités (connectées entre elles), l'une à l'intérieur (diffusion d'air frais), et l'autre à l'extérieur (rejet d'air chaud). Il est muni d’un évaporateur qui absorbe la chaleur de la pièce et la rejette à l’extérieur, tandis que le ventilateur intégré diffuse de l’air frais auparavant filtré et humidifié.
2. Passer du froid au chaud : la climatisation réversible
La majorité des climatiseurs fixes sont des systèmes réversibles. Ils peuvent fonctionner aussi bien en mode climatisation qu’en mode chauffage, afin d’assurer votre confort en toute saison. Pour la fonction chauffage, nous vous conseillons d’opter pour une climatisation fixe équipée de la technologie DC Inverter.
La technologie Inverter permet de réaliser des économies. En effet, la puissance absorbée (consommation électrique réelle) est inférieure à la puissance restituée(puissance de chauffage).
Exemple : la climatisation CSMCI 32 ne consomme que 1380 W pour une puissance de chauffe maxi de 4000 W.
L’unité extérieure d’une climatisation classique ne peut pas fonctionner en dessous de -5C°. Une climatisation DC Inverter fonctionnera jusqu’à -15C°, ce qui la rend plus apte à fonctionner en mode chauffage.
Les autres avantages de l’Inverter : outre une efficacité rapide en climatisation comme en chauffage et un maintien de la température à +/- 0,5°C, cette technologie est d’un faible niveau sonore.
Néanmoins, il est nécessaire de renouveler l’air :
• de façon naturelle, en ouvrant vos fenêtres 5 à 10 mn par jour, même en hiver (en ayant préalablement coupé le chauffage),
• par une ventilation mécanique contrôlée (VMC) permettant la circulation permanente de l’air grâce à un extracteur équipé d’un ventilateur.
1. Absorber l’humidité
Un air trop humide dans un logement est néfaste, tant pour les personnes que pour l’habitat : risques de maladies, dégradation des murs etc. Deux solutions existent pour lutter contre l’humidité :
L’absorbeur d’humidité :
La matière active, composée de cristaux, absorbe l’humidité. Lorsque les cristaux sont saturés, ils fondent et se transforment en liquide non polluant qui peut être directement reversé dans les toilettes ou le lavabo : la “saumure”. L’absorbeur permet également de désodoriser durablement la pièce traitée et prévient des moisissures.
Un ventilateur aspire l’air de la pièce et le fait passer dans un évaporateur qui transforme la vapeur en eau. Celle-ci est récoltée dans un réservoir. Une fois asséché et rafraîchi, l’air repasse dans un condensateur qui le réchauffe, avant de le réinjecter dans la pièce.
(Photo : déshumidificateur Zibro - réf. 504901)
2. Humidifier l’air
Si l’air humide est néfaste, l’air trop sec l’est tout autant ! Il peut détériorer les meubles, provoquer déshydratation et problèmes respiratoires, notamment en hiver en raison du fonctionnement permanent du chauffage. Un humidificateur va rétablir un bon taux d’humidité (50 %) en injectant de la vapeur d’eau dans l’air. Il existe 2 types d’humidificateur :
L’humidificateur à vapeur chaude (ou tiède) : L’eau est portée à ébullition puis refroidie avant sa sortie, pour éviter les risques de brûlures. La vapeur ainsi obtenue est douce et stérile. On peut y ajouter des huiles essentielles pour parfumer la pièce.
L’humidificateur à vapeur froide : elle est recommandée pour les locaux où il n’est pas souhaitable d’augmenter la température (bureaux, pièces contenant des plantes etc.). La vapeur est créée grâce à un ventilateur qui envoie de l’air à travers un filtre humide. Celui-ci capture les impuretés avant de diffuser la vapeur dans la pièce.
(Photo : humidificateur Alpatech – réf. 477764)
3. Purifier l’air
Parce que l’air que nous respirons est contaminé par diverses substances, l’utilisation d’un purificateur permet de l’assainir et de le débarrasser des éléments nuisibles pour l’organisme (pollens, bactéries, poils d’animaux, fumées etc.)
Le principe : le purificateur aspire l’air qui passe à travers plusieurs filtres :
• le pré-filtre : qui retient les grosses particules : poils d’animaux, cheveux.
• le filtre HEPA (haute efficacité sur les particules aériennes) : qui filtre les particules jusqu’à 0,1 micron : poussières domestiques, pollens, résidus de fumée.
• le filtre à charbons actifs : qui absorbe les odeurs et les fumées.
(Photo : purificateur / ioniseur Alpatech – réf. 477765)
Certains appareils sont équipés d’un ioniseur qui retient les minuscules particules et diffuse des ions négatifs, rendant l’air plus sain.
Selon les chiffres de l’Ademe, les endroits où l’on enregistre généralement le plus de pertes d’énergie sont le toit (30%), les murs (25%) et les fenêtres (13%). Isoler correctement du froid et de la chaleur permet d’augmenter votre confort, mais aussi deréduire vos dépenses énergétiques en chauffage et climatisation. C’est également un geste écologique qui limite la production de gaz à effet de serre. Optimiser l’isolation de l’ensemble de votre habitat est donc essentiel.
2. Par une régulation maîtrisée
L’utilisation d’appareils de régulation permet de faire des économies d’énergie significatives (jusqu’à 25 %). La régulation consiste en l’utilisation de thermostats et de programmateurs qui vont gérer le fonctionnement (marche / arrêt) du radiateur et maintenir une température constante que vous aurez définie en fonction de vos besoins dans la journée.
3. Par la ventilation
L’aération est indispensable, surtout dans un habitat bien isolé. Préserver la qualité de l’air, son taux d’humidité, réduire la présence de bactéries et de microbes est important pour votre confort. Le principe consiste :
• à faire entrer l’air extérieur par les grilles d’aération placées au-dessus des menuiseries,
• à extraire l’air humide de la cuisine, de la salle de bains et des toilettes par une VMC
(Ventilation Mécanique Contrôlée).
Les VMC à système double flux avec récupération de chaleur permettent de limiter les déperditions d’énergie.
L’échangeur thermique récupère partiellement la chaleur de l’air extrait (jusqu’à 70 % des calories) et l’utilise pour préchauffer l’air neuf arrivant de l’extérieur, ce qui permet de faire des économies d’énergie.
La VMC, ventilation mécanique contrôlée, sert à assurer le renouvellement de l’air frais, en évacuant l’air humide dans les pièces dites “techniques” (salle de bains, toilettes) et en prévoyant des entrées d’air frais dans les pièces dites “sèches” (chambres, salon).
Un caisson VMC assure la circulation permanente de l’air. Il peut fonctionner en petite vitesse pour les besoins courants ou en grande vitesse pour évacuer plus rapidement les nuisances (humidité, air vicié). Le caisson se place généralement dans les combles, dans un endroit central par rapport aux bouches d’extraction.
Il est fortement conseillé de le suspendre pour éviter les vibrations et de ne pas le placer au dessus d’une chambre. Les bouches d’extraction sont installées dans les pièces techniques, à l’opposé des portes. Pour les sanitaires, installer des bouches de diamètre 80, pour la cuisine des bouches de diamètre 125.
Les gaines relient les bouches d’extraction au caisson. Elles sont fixées à l’aide de colliers de serrage ou de ruban alu. Pour éviter la condensation, privilégiez l’utilisation de gaines isolées si vos combles ne le sont pas suffisamment. L’air aspiré par le caisson VMC est évacué à l’extérieur par une sortie de toiture. Pour faciliter la circulation d’air, il faut prévoir une entrée d’air dans chaque pièce principale (séjour, chambre …)
L’installation des entrées d’air dépend du type de VMC installée (simple flux, double flux ou Mono VMC). Il est important de laisser un passage d’air au niveau des portes intérieures (obligatoirement 1 à 1,5 cm entre le sol et la porte).
Les différents types de VMC :
La VMC simple flux :
L’installation d’une VMC simple flux nécessite la pose d’entrée d’air dans la partie haute des fenêtres. Elle peut ventiler jusqu’à 5 pièces. Il existe deux types de VMC simple flux :
• Les standards : le passage en 2ème vitesse et donc l’augmentation du débit d’air se déclenchent en actionnant manuellement un interrupteur.
• Les hygrovariables : le passage en 2ème vitesse et donc l’augmentation du débit d’air se déclenchent automatiquement en fonction du taux d’hygrométrie de la pièce.
La VMC double flux
: les avantages de la VMC simple flux avec les économies d’énergie en plus
L’installation d’une VMC double flux ne nécessite pas la pose d’entrée d’air. L’air est insufflé directement dans l’habitation par celle-ci.
Elle aspire l’air vicié de la maison qui a été chauffé. Avant de le rejeter à l’extérieur, un échangeur thermique récupère la chaleur de l’air extrait, pour réchauffer l’air neuf qui va être insufflé dans les pièces.
Ce procédé permet de récupérer jusqu’à 70 % de la chaleur et de faire de fortes économies. La VMC double flux Dofeo peut ventiler jusqu’à 5 pièces.
La Mono VMC :
La pose d’entrée d’air doit se situer dans la partie haute des fenêtres. Des bouches motorisées mono VMC sont installées dans la cuisine, les sanitaires et autres pièces humides.
Chaque appareil est indépendant et répond aux besoins de la pièce dans laquelle il est installé. Le fonctionnement est permanent, ce qui garantit une ventilation efficace.
Bon à savoir : La VMC s’est considérablement développée après l’arrêté du 24 mars 1982, qui vise à réduire la consommation d’énergie des logements, tout en préservant le confort et l’hygiène des locaux. Un arrêté du 5 avril 1988 précise par ailleurs le caractère obligatoire d’une aération des logements dans les habitations construites après le 31 décembre 1988.
Réglementation thermique (RT 2005) : lutter contre les gaz à effet de serre.
Pour répondre aux accords de Rio et Kyoto qui fixent des objectifs de limitation des émissions de gaz à effet de serre, la France s’est engagée à réduire la consommation d’énergie des bâtiments neufs, car ceux-ci représentent presque 1/4 des émissions de gaz à effet de serre.
La réglementation thermique de 2005 vise à améliorer d’au moins 15 % la performance énergétique des bâtiments neufs par rapport à la RT 2000. Cet objectif passe à 40 % pour la RT de 2020.
La RT 2005 s’applique aux demandes de permis de construire des bâtiments neufs déposées après le 1er septembre 2006. Elle encourage le recours aux énergies renouvelables et à l’architecture bioclimatique et incite à diminuer l’usage de la climatisation et de l’éclairage.
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